Depuis les années 1970, tout se passe comme si la production de connaissances en biologie avait lié son sort aux logiques de marché, au Nasdaq, aux grandes entreprises et aux brevets. Pour les sciences sociales, les biotechnologies ont constitué un véritable « laboratoire » pour l’analyse des transformations de la science en société ; c’est principalement à leur sujet qu’a été débattue la thèse du capitalisme académique.

Comment l’imbrication entre recherche et industrie modifie-t-elle les normes de la communauté académique ?
Les conditions de la compétition scientifique et technique ?
La circulation des connaissances et la détermination des agendas de recherche ?
Quelle est la portée des initiatives visant à restaurer les « communs de la science » ?
Jusqu’où peut aller cette remise en cause de la marchandisation des savoirs ?

Introduction - Fabienne Orsi, Économiste, chercheur IRD, UMR 912 Marseille

« La construction des communs comme alternative à la privatisation des connaissances : promesses et difficultés » Benjamin Coriat, économiste, Professeur des universités au Centre d’Économie Paris Nord (Université Paris 13 / CNRS)/

« La révocation des brevets européens BRCA1 : conséquence d’un abus de droit ? » Dominique Stoppa-Lyonnet, médecin généticien, responsable du Service de Génétique de l’Institut Curie et professeur de génétique médicale à l’Université Paris Descartes.

Rapport de l’atelier - Fabienne Orsi et Christian Pinset, directeur de recherche, Groupe Maladies musculaires, I-Stem.

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