PROGRAMME PRÉVISIONNEL

8:30 : Accueil Café et enregistrement des participants

9:00 : Ouverture et Introduction du colloque animé par Paul de Brem, journaliste

  • Pierre Tambourin, Directeur général de Genopole®
  • Catherine Paradeise, Professeur, Université Paris Est-Latts, Présidente de l’IFRIS

9:15 - 11:00 SESSION 1

Les biotechnologies comme laboratoire du capitalisme académique ?

Depuis les années 1970, tout se passe comme si la production de connaissances en biologie avait lié son sort aux logiques de marché, au Nasdaq, aux grandes entreprises et aux brevets. Pour les sciences sociales, les biotechnologies ont constitué un véritable « laboratoire » pour l’analyse des transformations de la science en société ; c’est principalement à leur sujet qu’a été débattue la thèse du capitalisme académique.

  • Comment l’imbrication entre recherche et industrie modifie-t-elle les normes de la communauté académique ?
  • Les conditions de la compétition scientifique et technique ?
  • La circulation des connaissances et la détermination des agendas de recherche ?
  • Quelle est la portée des initiatives visant à restaurer les « communs de la science » ?
  • Jusqu’où peut aller cette remise en cause de la marchandisation des savoirs ?

Introduction - Fabienne Orsi, Économiste, chercheur IRD, UMR 912 Marseille

"La construction des communs comme alternative à la privatisation des connaissances : promesses et difficultés" Benjamin Coriat, économiste, Professeur des universités au Centre d’Économie Paris Nord (Université Paris 13 / CNRS)/

"La révocation des brevets européens BRCA1 : conséquence d’un abus de droit ?" Dominique Stoppa-Lyonnet, médecin généticien, responsable du Service de Génétique de l’Institut Curie et professeur de génétique médicale à l’Université Paris Descartes.

Rapport de l’atelier - Fabienne Orsi et Christian Pinset, directeur de recherche, Groupe Maladies musculaires, I-Stem.

Discussion générale

11:00 - 11:30 Pause

11:30 - 13:15 SESSION 2

Biologie a haut débit et organisation de la recherche – une nouvelle économie des données ?

Les grands programmes de séquençage des génomes ont marqué l’entrée de la biologie dans le domaine de la « big science ». Les robots, les grands calculateurs, les bases de données, les outils de production et d’analyse de données de masse peuplent les laboratoires et conditionnent les programmes de recherche. On estime que le volume des données brutes double tous les sept mois, ce qui provoque une incertitude stratégique liée à une obsolescence rapide de certaines approches et de certaines compétences.

  • Quelles sont les implications en termes de politiques et d’économie des données ?
  • En termes d’organisation, de gestion des compétences et de division du travail dans les laboratoires ?
  • En termes de dynamiques d’agglomération ?
  • Dans un tel contexte, comment anticiper et gérer l’organisation de la recherche, les plateformes de production et traitement des données, les trajectoires professionnelles ?

Introduction - Ashveen Peerbaye, sociologue, Université Paris Est - LATTS, IFRIS

"Le déluge informationnel : La nouvelle production du savoir dans les sciences de la vie". Bruno J. Strasser, Professeur à l’Université de Genève et à l’Université de Yale.

Rapport de l’atelier "Pratiques de recherche et économie des données dans les sciences génomiques" - Ashveen Peerbaye et Pierre Le Ber, chargé de mission auprès de Jean Weissenbach, directeur de l’Institut de Génomique du CEA à Evry, et un des porteurs du projet d’infrastructure nationale de séquençage « France Génomique ».

Discussion générale

13:15 - 14:30 Déjeuner

14:30 - 16:15 SESSION 3

Façons de connaître – un nouveau paradigme pour la recherche en biologie ?

  • Comment qualifier les changements de la façon de produire des connaissances en biologie au cours des 30 dernières années ?
  • Peut-on considérer que la simulation numérique, la modélisation, l’analyse des données de masse se substituent (tout en les complétant) aux pratiques expérimentales ?
  • Peut-on repérer et caractériser des inflexions concernant ce qui fait preuve et les processus de validation des connaissances ?
  • Quels sont les nouveaux objets de la biologie, les nouvelles ontologies, les nouvelles façons du vivant liées à ces façons de connaître ?
  • Au fond, peut-on considérer qu’il y a un changement de paradigme en biologie ?

Introduction - Jean-Paul Gaudillière, directeur de recherche à l’Inserm, directeur du Centre de Recherches Médecine, Sciences, Santé, Santé mentale et Société (Cermes3).

"Vrais et faux changements en Biologie" Michel Morange, Professeur de Biologie à l’Université Paris 6 et à l’Ecole normale supérieure, directeur du Centre Cavaillès d’histoire et de philosophie des sciences de l’ENS.

"De la gestion à la logique de la complexité : généalogie d’une pratique épistémique" Vincent Ramillon, chercheur au centre Max Delbrück pour la médecine moléculaire de Berlin.

Rapport de l’atelier - Jean-Paul Gaudillière, et Michel Morange.

Discussion générale

16:15 - 16:45 Pause

16:45 - 17:45 Table ronde

18:00 Conclusions du colloque par Pierre-Benoît Joly, directeur de recherche Inra/SenS, Directeur de l’IFRIS.

18:30 Cocktail apéritif de clôture